<p>Dieu se cache dans le d?tail des choses humaines, et il se d?voile dans l’ensemble. Aucun homme sens? n’a jamais ni? que les grands ?v?nements qui composent la vie historique de l’humanit? ne fussent reli?s et coordonn?s secr?tement par un fil invisible suspendu ? la main toute-puissante du souverain ordonnateur des mondes, pour les faire concourir ? un dessein et ? un plan. Comment celui qui a donn? la lumi?re ? l’?il serait-il aveugle ? Comment celui qui a donn? la pens?e ? sa cr?ature serait-il lui-m?me sans pens?e ?</p> <p>Les anciens appelaient ce plan occulte, absolu et irr?sistible de Dieu dans les choses humaines, le Destin, la Fatalit? ; les modernes l’appellent la Providence, nom plus intelligent, plus religieux et plus paternel. En ?tudiant l’histoire de l’humanit?, il est impossible de ne pas reconna?tre, par-dessus et par-dessous l’action libre de l’homme, l’action souveraine et transparente de la Providence. Cette action d’ensemble et de masse n’exclut en rien la libert? de nos actes, qui fait seule la moralit? des individus et des peuples ; elle semble les laisser se mouvoir, agir, s’?garer avec une latitude compl?te d’intention ; de choix, du bien et du mal, dans une certaine sph?re d’action et avec une certaine cons?quence logique de peines encourues ou de r?mun?rations m?rit?es, selon que leur intention a ?t? plus droite ou plus vici?e ; mais les grands r?sultats g?n?raux de ces actes des individus ou des peuples lui appartiennent ? elle seule. Elle semble se les r?server ind?pendamment de nous, pour des fins divines que nous ne connaissons pas ; et qu’elle nous laisse seulement entrevoir quand elles sont presque atteintes. Le bien et le mal sont de nous et sont ? nous ; mais la Providence se joue de nos perversit?s comme de nos vertus ; et de ce bien et de ce mal elle tire avec une ?gale infaillibilit? de sagesse l’accomplissement de son dessein sur l’humanit?. L’instrument cach?, mais divin, de cette Providence, quand elle daigne se servir des hommes pour pr?parer ou pour accomplir une partie de ses plans, c’est l’inspiration ! L’inspiration est v?ritablement un myst?re humain dont il est difficile de trouver la source dans l’homme m?me. Elle semble venir de plus haut et de plus loin. Voil? pourquoi on lui a donn? un nom myst?rieux aussi, et qui ne se d?finit bien dans aucune langue : g?nie. La Providence fait na?tre un homme de g?nie ; le g?nie est un don : il ne s’acquiert pas par le travail ; il ne s’obtient pas m?me par la vertu ; il est ou il n’est pas ; sans que celui-l? m?me qui le poss?de puisse rendre compte de sa, nature et de sa possession. A ce g?nie, la Providence envoie une ‘inspiration. L’inspiration est au g?nie ce ?lue l’aimant est au m?tal. Elle l’attire, ind?pendamment de toute conscience et de toute volont?, vers quelque chose de fatal et d’inconnu, comme le p?le. Le g?nie suit cette inspiration qui l’entra?ne, et un monde moral ou un monde physique est trouv? !</p>画面が切り替わりますので、しばらくお待ち下さい。
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